Retraites : L’exécutif s’apprête à lever le voile, transports en commun très perturbés

Walaa Al-Assrah Mardi 10 Décembre 2019-14:35:10 Actualités Internationales
Des usagers dans le métro parisien le 9 décembre 2019 lors d’une grève dans les transports contre la réforme des retraites
Des usagers dans le métro parisien le 9 décembre 2019 lors d’une grève dans les transports contre la réforme des retraites

Le mouvement de grève se poursuivait massivement hier lundi dans les transports publics en France, en particulier à Paris, provoquant plus de 600 kilomètres de bouchons en Ile-de-France vers 08h30, à l’orée d’une semaine déterminante pour la réforme des retraites dont le contenu détaillé doit être présenté mercredi, selon l’AFP.

Métros et RER bondés, quais noirs de monde: les passagers se sont pressés dans les gares et stations au ralenti en région parisienne.

La SNCF a assuré hier lundi que le trafic était conforme à ses prévisions, soit un TGV et un Transilien (RER SNCF et trains de banlieue) sur cinq, trois liaisons TER sur dix (essentiellement assurées par bus), un train Intercités sur cinq et un trafic international “très perturbé”.

Le trafic RATP était “extrêmement perturbé”, avec neuf lignes de métro sur seize fermées hier lundi, et une circulation extrêmement réduite pour cinq autres. Sept des 25 “centres bus” de la RATP étaient bloqués par des grévistes, seul un tiers des bus circulant en conséquence contre la moitié prévue dimanche par la régie, a indiqué un porte-parole.

En conséquence, de nombreux usagers ont pris le volant: environ 400 km de bouchons s’accumulaient encore à 10h00 après un pic à 620 kilomètres autour de 08h30 sur les routes d’Ile-de-France, selon le site d’information routière Sytadin.

Mettant en garde contre “un risque de saturation sur les gares et sur les quais”, la SNCF avait invité “tous ceux qui le peuvent à limiter leurs déplacements en train”. A la gare Lille Flandres, Christian Cogneaux, qui fait le trajet tous les jours entre Aulnoyes Aymeries et Paris, a vu tous ses trains supprimés. “On ne me laisse pas monter dans le train en me disant que je dois repayer un billet. Mais j’ai déjà un abonnement qui coûte 300 euros par mois (...) c’est énorme pour mon salaire et je n’ai pas les moyens de payer des billets en plus”, a-t-il déploré, avant de devoir rentrer chez lui.

Pour faciliter les trajets des Franciliens, les véhicules accueillant trois personnes au moins étaient autorisés hier lundi à circuler sur les voies réservées aux bus et taxis en région parisienne, mais pas à Paris. A Rouen, le marché d’intérêt national a été bloqué entre 06h00 et 09h00 par environ 150 militants CGT. “On va continuer toute la semaine des opérations de blocage économique et continuer le tour des entreprises pour renforcer la grève”, a déclaré à l’AFP Gérald Le Corre, de la CGT 76.

 

 

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